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Les plaisirs coupables d’un MANE
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| Mon épouse et moi sommes allés skier l’autre jour. En fait, nous étions absents pendant deux jours… de semaine ! Et nous avons laissé nos filles à la maison pour se débrouiller toutes seules.
C’était la deuxième fois cet hiver que nous abandonnions nos enfants, la première étant un mercredi en mars. Quel sentiment sensationnel (quoique franchement fugace) de liberté ! Nous avons même vu cette avalanche :

C’est le premier hiver où nous prenons congé la semaine, quand nos enfants sont à l’école, pour échapper à la routine quotidienne. Mais, croyez-moi, ce ne sera pas le dernier !
Irresponsable ? Je ne le crois pas…
Peut-être que vous nous trouvez irresponsables de sortir nos skis alors que nous devrions nous occuper de nos enfants. Et je dois admettre que j’avais un léger pincement de culpabilité en quittant la ville. Après tout, c’était une journée de travail !
D’où vient cette attitude cavalière ?
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Comment définissez-vous AAP ?
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| Cet article donne suite à une conférence que j'ai présentée au congrès annuel de la Commission nationale des parents francophones (CNPF) en novembre 2011, intitulée « Accueil et accompagnement de tous les parents : vers la réciprocité, un pas à la fois ».
Le concept d'accueil et d'accompagnement de parents (ou AAP) sous-tend plusieurs initiatives de la communauté francophone en milieu minoritaire au Canada, dont celles de la CNPF. Pourtant, il n'existe pas de définition consensuelle des termes « accueil » et « accompagnement » ni d'appréciation commune de leurs composantes.
Vous trouverez dans les lignes suivantes quelques réflexions à ce sujet. Si vous œuvrez dans une institution de la francophonie canadienne (voir des exemples ci-dessous), cet article s'adresse à vous. Et si vous voulez partager vos propres idées, vous pouvez le faire dans le Forum sous la rubrique « Comment définissez-vous 'AAP' ? ».
Mais d'abord, puisque le texte est assez long et sérieux, je vous suggère d'aller chercher un bon verre de vin avant de continuer…
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L'import tant ce dé comme mû nique à scions
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| J'ai rencontré beaucoup de parents qui, comme le père twittereux de mon dernier blogue, peuvent se débrouiller en français mais ne sont pas assez à l'aise pour le parler en public. Puisque le français est la langue de l'éducation francophone au Canada, cela peut rendre une visite à l'école de leur enfant inconfortable, voire désagréable.
Si seulement c'était aussi simple que ceci :
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Twitter... c'est ce que font les oiseaux, non ?
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| Je considérais la possibilité d’utiliser Twitter et je me demandais par où commencer. Qu'est-ce que les gens tweet (ou plutôt tweetent) de toute façon? J’ai lu, en anglais, l'explication suivante sur le site de Twitter : « Connectez instantanément à ce qui vous importe le plus. Suivez vos amis, des experts, vos vedettes préférées ainsi que des actualités. »
Bon, je ne sais pas dans quelle catégorie je me situe, ni ce que je tweeterais. J’ai l’impression que beaucoup de tweets se lisent ainsi : « Je me suis réveillé ce matin », « J’ai mangé des céréales avec la bière parce qu'on a pas de lait », « Je viens de nourrir le rongeur »... Pas toujours passionnant et, quand on se met à parler de rongeurs, pas nécessairement ce que tout le monde veut savoir.
Alors, au lieu de raconter ma journée, je pensais lancer ma carrière de twittereux en décrivant une journée imaginaire dans la vie imaginaire d'un parent non francophone imaginaire qui débute son voyage dans le système scolaire de langue française ô combien réel. À cette fin, j'ai compilé quelques expériences (celles qui sont tweeterables) que des parents, y compris moi, ont vécues et que ce cher parent raconterait dans sa langue maternelle.
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| J’avais écrit quelque 400 mots pour mon premier blogue et j’étais sur le point de l’ajouter au site quand un mot m’a sauté aux yeux : « étudiants ». J’affirmais qu’aucune autorité scolaire autre qu’un conseil francophone ne pourrait aider les élèves à atteindre un niveau aussi élevé de bilinguisme.
Là , l'idée m'est venue que les enfants qui fréquentent des écoles gérées par des conseils anglophones, y compris ceux qui sont en immersion française, étudient le français mais, idéalement, les jeunes dans les écoles francophones le vivent. Comme ils vivent la langue anglaise aussi, puisque c’est ce qu’ils parlent avec presque tout le monde autour d’eux.
Mais c’est la notion que les enfants vivent en français, qu’ils grandissant en pensant et en rêvant et en apprenant et en s’exprimant dans cette langue, qui distingue une éducation francophone. C’est aussi le plus grand défi pour beaucoup de parents qui ne parlent pas français.
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