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Bienvenue à la FrancoZone
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« Il faut parler français aux enfants si on veut qu’ils deviennent des francophones. »

Combien de personnes vivant en milieu minoritaire canadien le disent? Mais combien de parents francophones réussissent à le faire, surtout si leur conjoint(e) parle une autre langue?

Il faut avouer que transmettre la langue française et la culture francophone quand on habite une région anglophone n’est pas toujours facile, malgré toute la bonne volonté qu’on peut avoir. Il y a une gamme de raisons à cela, allant de la nécessité de parler anglais dans la communauté jusqu’aux pressions familiales qui favorisent l’emploi de l’anglais ou d’une autre langue aux dépens du français.

Cadre d’action

L’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) reconnaît l’importance d’être proactif dans ce domaine. Cet organisme national, fondé pour assurer le bienêtre des femmes et des filles francophones vivant en milieu minoritaire, veut aider les mères francophones à créer des conditions propices à la transmission du français à leurs enfants.

En association avec la Commission nationale des parents francophones, l’AFFC a lancé un projet visant la création d’un réseau de soutien pour les mères qui se sentent isolées ou démunies lorsque leur foyer s’anglicise et doivent parler anglais à leurs enfants.

Au cœur de ce projet innovateur est le concept de la FrancoZone que j’ai présenté en 2012 à la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne.

La FrancoZone, c’est un espace, un temps, une activité de la vie quotidienne où tout (ou presque tout) se passe en français. Cela fournit donc un cadre qui permet aux familles de développer des habitudes qui, elles, permettent aux parents francophones de transmettre leur langue et culture aux enfants. On peut aussi adapter le concept à divers contextes dont ceux de l’école et de la communauté.

Bienvenue!

Dans ces pages FrancoZone, vous trouverez des informations, des conseils, des témoignages et un forum d’échanges créé en collaboration avec l’AFFC. Tout a été conçu en français pour vous et en anglais pour votre conjoint(e) afin de vous aider à établir vos propres FrancoZones familiales et ainsi à transmettre à vos enfants ce cadeau de vie qui est votre héritage linguistique et culturel. Bonne lecture et n’hésitez pas à partager votre vécu avec la communauté de lectrices et de lecteurs!

 

 
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Comment créer des FrancoZones
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Espace FrancoZone

Pour créer un espace FrancoZone chez vous, choisissez un coin dans un lieu commun (mais pas trop près d’une source de distraction telle la télé) où vous pouvez installer une petite table ou pupitre. On peut en trouver pour moins de 25$ sur Kijiji, dans des ventes de garage, via le journal et ailleurs. Vous pourrez aussi acheter une chaise, ou en utiliser une que vous avez déjà.

Optez pour un espace qui est pratique pour vous, par exemple près de la cuisine. (Un jour en visitant une maison à vendre, j'ai découvert un espace de jeux/travail d'un enfant caché dans le sous-sol, sous l’escalier. C’était une toute petite cachette avec juste assez de place pour une toute petite personne, donc pas de possibilité d’en faire une FrancoZone.)

Vous pouvez délimiter votre FrancoZone en mettant du papier collant sur le plancher. En fait, certains parents trouvent que c’est une composante indispensable de leur Zone.

Dotez votre FrancoZone d’articles tels des crayons feutres, des crayons ordinaires, une gomme à effacer, une règle, etc. Considérer l’emprunt ou l'achat d’un dictionnaire adapté au niveau de votre enfant, ainsi que de toute autre ressource qui pourrait être utile et amusante.

Comme la raison d’être d’une FrancoZone est d’exposer votre enfant à la langue française et la culture francophone, pourquoi ne pas la décorer avec des affiches et des bibelots ayant un lien avec le français? Si votre enfant aime dessiner ou bricoler, vous n'aurez pas besoin d'en acheter beaucoup car elle ou il produira un flot ininterrompu de chefs-d'œuvre!

Si votre enfant est un peu plus âgé, vous pourrez afficher le drapeau francophone de votre province ou territoire, ou même toute la collection des drapeaux francophones du Canada. Ou bien, imprimez des photos de famille (par exemple, d'une visite de votre parenté francophone éloignée) et les afficher.

Temps et activités

Une FrancoZone peut aussi exister dans le temps. Il y a des moments chaque semaine, sinon chaque jour, où les parents se trouvent en compagnie de leurs enfants pour la même raison, par exemple pour les amener aux leçons et aux pratiques de danse, karaté, soccer, musique, hockey…

Vous pouvez profiter de ces occasions pour créer une FrancoZone dans le temps en parlant ou en écoutant la radio ou de la musique en français.

Il y a sans doute plusieurs moments de ce genre dans votre vie familiale que votre conjoint(e) et vous pourrez transformer en FrancoZones.

Vous pouvez aussi faire des activités régulières en français, par exemple regarder des émissions de télé en français, préparer et manger certains repas en français (le souper du vendredi), nettoyer la maison en français (bon, ce n’est pas nécessairement le meilleur exemple parce que l'idée est de s'amuser ensemble), et ainsi de suite.

La chose la plus importante à retenir est que les FrancoZones doivent aider votre enfant à développer des habitudes de vie en français. Peu importe les moments ou les activités que vous choisissez, assurez-vous de les faire de façon constante.

 

 
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Ma FrancoZone
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Ma FrancoZone, c’est le nom d’un projet innovateur de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) dont le but principal est d’informer et d’inciter les mères francophones à parler français au foyer, puis de les aider à créer les conditions pour y arriver. L’AFFC offre des ateliers, des ressources bilingues et un forum d’échanges afin d’encourager les participantes et leurs conjoints à introduire des FrancoZones dans leur vie familiale.

Cette initiative vise à augmenter les occasions où les enfants de mères francophones peuvent entendre et parler le français. Les diverses formes que peuvent prendre des FrancoZones reflètent la réalité de chaque famille, y compris les différents niveaux de confort en français des deux parents. Bien entendu, pour réussir, ceux-ci doivent être prêts à discuter, à partager les responsabilités, à faire des compromis et à s’engager.

Ma FrancoZone soutient les mères francophones…

  • en les conscientisant à leur rôle essentiel quant à la transmission du français à leur enfant,
  • en fournissant des informations et des mécanismes pour partager leur vécu avec d’autres femmes, et
  • en normalisant l’emploi du français dans leur vie familiale.

 

Les objectifs du projet sont…

  • d’agrandir la place du français chez les mères francophones et leurs familles,
  • d’accroître le taux de transmission du français dans des foyers exogames, et
  • de valoriser les femmes dans leur rôle crucial de transmission du français comme langue maternelle.

 

L’approche FrancoZone, qu’on peut adapter à une grande variété de situations, fournit un contexte non menaçant pour les parents anglophones et allophones qui ne maîtrisent pas le français mais qui voudraient le pratiquer. Il y a aussi un autre groupe de parents qui peut bénéficier de ce projet : des francophones de souche qui ont perdu le français comme langue maternelle mais qui veulent le réintégrer dans leur famille.

Ma FrancoZone permettra donc aux femmes, aux familles et aux communautés francophones en milieu minoritaire canadien d’assurer une place importante au français dans la vie quotidienne, ce qui est essentiel pour la transmission de la langue et de la culture aux enfants. Le projet fournira aussi des données sur l’influence et l’impact d’une communauté qui se mobilise afin d’encourager les familles dans leurs démarches.

 

 
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Oui, ça fonctionne!
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Est-ce que l’approche FrancoZone fonctionne vraiment? Absolument! Vous voulez des preuves? Voici l’histoire d’un couple francophone-anglophone de l’Ouest canadien dont les deux garçons sont devenus parfaitement bilingues :

« Commencer d’apprendre une autre langue, c’est comme commencer un programme d'exercices. Un pas à la fois.

« Ma femme est francophone et je suis anglophone. Quand notre premier fils était né, nous étions confrontés à des décisions sur quelle langue qu’on parlerait à la maison? À quelle école il irait éventuellement. Si la culture était importante. Je me sentais un peu overwhelmed, un peu accablé par tout ça parce que je n'avais jamais eu à réfléchir sur ces aspects profonds de ma vie et ceux de ma famille. »

(C’est un commentaire que j’entends souvent, notamment venant de parents anglophones. La vie peut devenir, comment dirais-je… merveilleusement compliquée pour les couples mixtes, surtout quand ils commencent une famille. Mais retournons à l’histoire.)

« La décision de valoriser et encourager le français dans la maison et dehors a été facile. Ma seule crainte a été comment je pourrais trouver ma place comme un anglophone. Pendant que nos deux fils ont grandi et maturé dans leur langue maternelle, j'ai appris le français à côté d'eux.

« J'ai trouvé parfois que essayer de parler français partout dans la maison a été beaucoup trop difficile au début. Alors, nous avons mis en place un ‘French zone’. Une chambre dans notre maison avec une télé, vidéo, radio, jouets, tables, chaises, petit sofa, etc. La plupart des choses ont été étiquetés en français et toutes les vidéos étaient en français et la radio jouait notre station locale française. »

(Ils pouvaient utiliser une pièce entière parce qu’ils habitaient une grande maison en milieu rural. On payerait facilement le double pour une maison semblable en ville. Heureusement, l’approche FrancoZone peut être adaptée à n’importe quelle situation!)

« Quand je suis entré dans la salle, j'ai été souvent rappelé que j'étais ‘dans la zone’. Avoir cette zone a enlevé beaucoup de pression sur moi et a encouragé tout le monde d’apprendre le français. Pendant que les garçons ont grandi, la zone a aussi augmenté et par le temps qu'ils ont gradué j'étais fonctionnellement bilingue. C'était extraordinaire.

« Comme les coureurs entrent dans leur ‘runner’s high’ ou leur ‘zone’ je voudrais encourager les couples de mariages interlinguistiques aussi d’entrer dans leur ‘French zone’. C’est ce que nous avons fait et nous n'avons jamais regretté ça. ».

Non seulement ce couple a-t-il réussi à élever deux fils parfaitement bilingues dans l’Ouest canadien, mais le père aussi a appris le français. Si vous et votre conjoint ou conjointe souhaitez atteindre des résultats semblables, il est temps d’introduire des FrancoZones dans votre vie familiale!

 

 
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Règles
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Tous les parents savent que les enfants ont besoin de règles. Les règles sont l’armature qui nous aide à grandir, à apprendre, à se bâtir un caractère et une identité. Elles ne doivent toutefois pas être coulées dans le béton! Au contraire, une certaine souplesse, là où c’est approprié, permet aux enfants et aux parents de s’adapter à notre environnement en constante évolution.

Une des composantes les plus importantes du concept de la FrancoZone est qu’il comprend des règles. En voici la première : « Qu’il s’agisse d’un espace, d’un temps ou d’une activité, toute personne qui entre ou participe dans la FrancoZone doit toujours parler français autant que possible. » Disons que c’est la première règle d’or.

En contrepartie, la deuxième règle stipule qu’« une personne (surtout le parent non conversant en français) peut se retirer temporairement de la FrancoZone si elle se sent trop inconfortable ou si elle doit communiquer dans sa propre langue maternelle. » Cela pourra arriver assez fréquemment au début, mais avec le temps il est fort possible que cette personne sorte de moins en moins souvent de la Zone.

Cette deuxième règle d’or est particulièrement importante pour les parents qui ne sont pas très à l’aise en français. Si on n’est pas confortable dans une situation donnée, on aura tendance soit à l’éviter soit à atténuer son impact. Il est tout à fait normal qu’un parent qui ne parle pas assez bien le français — selon ses critères, ses attentes, ses aspirations, ses souhaits — ne veuille pas se mettre ou se trouver dans une situation où il ne comprend pas ce que les autres disent ou qu’il soit obligé de s’exprimer sans pouvoir le faire facilement.

On lui offre ainsi non pas une porte de sortie mais plutôt une invitation à participer à la FrancoZone tout en sachant qu’on respecte ses sensibilités et que ses habiletés linguistiques ne représentent pas une barrière.

Deux règles, est-ce tout?

Si vous aimez beaucoup les règles, vous pourrez exiger que le parent conversant en français parle lentement dans la FrancoZone, ou qu’il utilise toujours les mots les plus simples, et ainsi de suite.

Quant à votre enfant, il ou elle aura toujours l’obligation de communiquer autant que possible en français avec chaque personne qui entre dans la FrancoZone… et de rester dans la Zone aussi longtemps que convenu (ou que vous décidez). C’est comme la première règle d’or allongée.

Créer des règles pour qu’une FrancoZone fonctionne bien ne veut pas dire imposer une foule de contraintes. C’est à chaque famille d’établir les paramètres de chacune de leurs FrancoZones. On ne pourra toutefois pas assurer la réussite des démarches si les deux règles d’or ne sont pas en place et respectées.

 

 
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