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Francophone Education

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Au sujet de l'école francophone
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Il y a une chose très importante à savoir par rapport aux écoles francophones. C’est ce qui les distingue des autres écoles, y compris celles qui offrent l’immersion française, et qui contribue grandement à la réussite scolaire de votre enfant.

C’est le fait que la langue dominante dans une école francophone doit être le français. En fait, cela doit être la langue principale de communication à tous les niveaux du système. C’est la langue que la majorité du personnel (à l’exception possible des enseignants d’anglais et du personnel de soutien) parle presque tout le temps et qu’on encourage les étudiants à parler. Vous trouverez des explications aux pages 112–117 de Fusion.

Quant aux parents qui ne parlent pas français…

Mais qu’est-ce qui arrive aux parents qui ne parlent pas français ? Comment peuvent-ils aider dans une salle de classe où l’on parle seulement français ? Comment peuvent-ils siéger à un conseil de parents quand toutes les discussions se font en français ? Comment peuvent-ils accompagner les élèves lors de sorties éducatives qui nécessitent la connaissance du français ? En fait, comment peuvent-ils participer à n’importe quelle activité scolaire qui se déroule en français s’ils ne parlent pas la langue ?

Plus important encore, pourquoi voudraient-ils inscrire ou garder leur enfant dans une école francophone s’ils ne peuvent pas participer de façon significative à son éducation ?

Cela représente un des enjeux les plus complexes de l’éducation francophone en milieu minoritaire au Canada : comment trouver un équilibre entre le besoin de maintenir une ambiance française dans l’école et le désir d’intégrer les parents non conversant en français dans la communauté scolaire.

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La manière dont les conseils scolaires abordent cette question reflète l’importance qu’ils accordent à l’implication parentale. Par exemple, il y en a qui consultent les parents plus que d’autres. Certains centralisent tout pouvoir décisionnel, d’autres délèguent. Quelques conseils ont identifié cet enjeu comme une priorité du plus haut niveau, d’autres ne l’ont pas encore fait malgré la perte d'élèves au profit du système anglophone année après année.

Un conseil qui est particulièrement proactif est le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), qui a entrepris l’approche globale que j’ai développée afin de relever ce défi. Au cours des prochaines années, le CÉF mettra en œuvre une série de politiques et procédures qui découlent des priorités identifiées par les parents (francophones et non francophones), enseignants, étudiants, administrateurs et représentants élus.

Travailler ensemble

Oui, je suis en train de promouvoir mes services. Mais cet enjeu est réel, et les conseils scolaires qui ne l’abordent pas en partenariat avec les parents et d’autres intervenants risquent leur propre avenir.

Je serai donc le premier à affirmer que le français doit être la langue dominante dans une école francophone, mais cela ne m’empêchera aucunement de dire aux parents non conversant en français qu’ils ont une place dans cette école. C’est seulement en abordant ensemble ce défi à double tranchant que nous trouverons des solutions durables !

 
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